La suite mercredi.
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La suite mercredi.
Les Anglais veulent utiliser l'énergie des volcans islandais pour se chauffer.
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On remarquera que c'est la deuxième fois que je fais un drapeau Anglais
en papiers découpés.
C'est jamais facile d'écrire un scénario.
Écrire un scénario, c'est se prendre pour Dieu. C'est créer un monde, un univers, des personnages
(que l'on crée à son image, bien sûr). Il faut la vision d'ensemble, pour avoir un truc qui
se tient sur la longueur, qui est cohérent, intéressant, bien rythmé… Et la vision de détail,
pour soigner tel dialogue, tel épisode, telle péripétie, tel gag…
Comme je ne suis pas assez intelligent pour faire ça les doigts dans le nez, j'ai besoin de me trouver
des astuces, des béquilles qui me permettent de faire ça nickel. Pour L'Ours, j'avais noté sur des petits post-it
les évènements, même minuscules, qui devaient se dérouler. J'avais ma bande temporelle (un grand truc
en papier de 2m de long) et je collais ces petits post-it dessus, je les déplaçais, je les enlevais,
j'en ajoutais au besoin. C'est le moyen que j'avais trouvé pour être clair dans le rythme et tout.
Je continue à travailler comme ça aujourd'hui, même si je suis passé au XXIe siècle. Maintenant ma bande
elle est numérique, mes post-it sont de petits blocs de texte, mais le principe est le même.
On constate que j'ai fait évoluer le principe grâce à ce que j'appellerai des "petites flèches"
qui permettent de prendre des notes, de voir les directions que j'ai abandonnées et tout.
On remarquera aussi la richesse du code couleur (CMJN forever)
À signaler également le fait que c'est à peu près la 4e version de ce projet,
et que je viens de tout recommencer. Mais en mieux.
Alors comme un hommage au temps passé à agencer de petits blocs de texte pour
construire un document bien joli mais inutile, je le partage ici.
Quand j'étais petit, il y avait dans la bibliothèque familiale un livre sur M. C. Escher
(je viens d'ailleurs d'apprendre que son nom complet est Maurits Cornelis Escher. Pour moi ce sera toujours M. C.)
Ce livre me fascinait complètement. Je crois que ça tient pour beaucoup au fait que ces images très réalistes
(assez impressionnantes d'ailleurs) décrivent un monde impossible. Il y a là une contradiction qui devait me scotcher.
Comme me fascinaient les bouquins sur Magritte et Dali.
En me remettant dedans, j'ai la même fascination que jadis.
Bon, je vais pas tout mettre, vous avez tout ce qu'il faut sur son site.
J'ai appris la perspective relativement jeune, et je me rappelle avoir dessiné des perspective impossibles
dans mes cahier quadrillés (le quadrillage aide beaucoup la perspective). C'était très amusant,
une fois qu'on a saisi le principe on peut faire plein de choses. Bon, je n'arrivais
évidemment pas à ce niveau de complexité, mais déjà j'étais content.
Ses "remplissages périodiques" me scotchaient également.


Ça par contre j'ai jamais réussi à en faire, jusqu'à aujourd'hui !
Ça collait bien avec le projet que je travaille en ce moment, alors hop, un petit hommage.
(attention, c'est des crayonnés, pas une image finie)
Bon, c'est loin d'être aussi parfait que du Escher, il y a des blancs un peu partout,
mais je suis content quand même.
Extrait d'un projet BD en cours.
Je vous en reparlerai dans un ou deux ans, quand j'aurais avancé.