Articles avec #cinema mon p'tit loup tag

Publié le 19 Mai 2013

Je commence à travailler sur un nouveau projet de BD secret.

Pour ça j'ai besoin de documentation. Alors je dessine d'après des films.

Vous reconnaissez où j'ai pris tout ça ?

 

http://sorwellz.free.fr/blog2013/0519blog.jpg

http://sorwellz.free.fr/blog2013/0519blog2.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #Cinéma mon p'tit loup

Repost 0

Publié le 28 Février 2012

Je l'avoue, je ne connaissais pas Mia Hansen-Løve. J'en avais un peu entendu parler,
mais j'étais passé à côté d'elle. Charlotte (qui est plus à la pointe que moi) avait très envie de voir
un de ses films, on est tombés sur Le Père de mes enfants sur Universciné (il faut utiliser ce site,
malgré son nom il est formidable).

Rapidement, c'est l'histoire de Grégoire Canvel, producteur de cinéma indépendant, passionné,
séducteur, drôle, surbooké et vissé à son téléphone en permanence (comme un producteur, quoi),
et puis endetté (comme un producteur de films indépendants, quoi).
Mais c'est aussi l'histoire de la formidable bande de filles qui l'entoure : sa femme (Chiara Caselli,
épatante), ses trois filles – et aussi ses assistantes, même si un peu moins.

(C'est un film bien plus intéressant que ce résumé peut laisser penser, mais il se passe des trucs
dans le films que je ne peux pas dévoiler, alors je fais succinct...)

http://sorwellz.free.fr/blog2012/0228%20pere%20de%20mes%20enfants.jpg
Tout est formidable dans ce film. Déjà le dessin des personnages, très attachants, portés par des
acteurs au poil, depuis Louis-Do de Lencquesaing (ce nom, je vous jure...) jusqu'aux trois jeunes
et merveilleuses actrices qui jouent les filles de Grégoire (et aussi Eric Elmosnino, toujours impeccable).
Mia Hansen-Løve a le chic pour diriger les acteurs, ça se sent. On sent aussi du plaisir, de la part
des acteurs et de la réalisatrice (et c'est finalement assez rare).

Mia Hansen-Løve a aussi une aisance, un naturel confondant dans le maniement de la caméra,
dans le montage. On passe sans arrêt de Paris à la maison de campagne à la Toscane à la Suède,
et tout est toujours clair,  jamais on ne se perd, jamais on nous explique ce qu'il se passe.
Tout est fluide et naturel. Un vrai talent de conteuse (elle est aussi scénariste de ses films).
On se laisse complètement mener du début à la fin.

Il y a une vraie liberté dans la façon de raconter, de filmer, avec des scènes qui, en quelque sorte,
n'apportent rien à l'intrigue principale, mais qui contribuent à une atmosphère, une ambiance.
C'est pas pour balancer, mais par exemple, Guillaume Canette, quand il fait Les Petits Sopalins,
le navet d'il y a deux ans déjà, il est lourd, appuyé, il suit les règles du
Petit manuel pour faire un petit scénario bien parfait (scène1 le personnage a un conflit intérieur
scène2 on développe le conflit intérieur scène3 on résout le conflit intérieur,
pendant 2h, c'est un peu pénible), là où Mia Hansen-Løve est libre, légère et intelligente.

Plus j'y pense, plus je me dis que j'ai adoré ce film, et que ça faisait longtemps que je n'avais pas
eu de coup de foudre de ce type. Maintenant j'ai envie de voir plein d'autres films de Mia Hansen-Løve.
(bon, en même temps, c'est pas comme si elle en avait avait des centaines)

(Ha ha, ce blog va finir par ressembler au blog secret de Benjamin A.)

Voir les commentaires

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #Cinéma mon p'tit loup

Repost 0

Publié le 8 Février 2012

Après une année 2011 plutôt décevante, avec plein de films nuls ou vraiment pas terribles terribles (Midnight in Paris,
Tree of Life, Time Out, Les Bien Aimés, Somewhere...), il semblerait que 2012 commence mieux. Take Shelter
(oui, il est presque sorti en 2012 ce film) (dont j'ai parlé il y a pas longtemps) et, aujourd'hui, Millenium.

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas lu les livres, je n'ai pas vu les précédentes adaptations, je n'ai pas écouté
le feuilleton sur France Culture. Je ne savais rien de cette histoire. Je savais qu'à un moment il y avait des nazis,
mais c'est presque tout.

http://sorwellz.free.fr/blog2012/0206-fille%201%23%202.jpg

(le dragon c'est parce qu'en anglais le film s'appelle The Girl with the Dragon Tattoo, hein)

 

L'histoire : Mikael Blomkvist, journaliste d'investigation, un peu en baisse suite à un procès en diffamation perdu,
est chargé par Henrik Vanger, vieil industriel lui aussi un peu en baisse, d'enquêter sur la disparition d'Harriet, sa nièce
(à Henrik Vanger) dans les années 60. Pour l'assister dans ses recherches, Mikael Blomkvist engage
(enfin engage, il tombe dessus) Lisbeth Salander, sorte de nerd super intelligente, gothique (percings, tatouages
et tout), asociale et potentiellement violente. Et donc on va avoir des secrets de famille, un quasi-huis clos
sur une ile, un tueur en série, etc...

C'est très très bien, très bien fichu, Fincher est un maître de la mise en scène, du montage et tout, ce n'est plus à prouver.
Les personnages sont bien campés, portés par des acteurs au poil : Daniel Craig, plus subtil et attachant qu'en James Bond,
et surtout Rooney Mara, méconnaissable (avant et après) et fascinante.

Et une ambiance, un climat oppressant, des images fortes qui mine de rien trottent dans la tête.
Après, oui, l'intrigue policière (où est Harriet ?) est un peu prévisible, mais finalement, ce n'est pas ce qui compte,
et sans doute pas ce qui intéresse Fincher – de toutes façons un best-seller comme ça, déjà adapté plusieurs fois,

c'est peut-être pas la peine de ne compter que sur le dénouement.

Après j'aurais bien aimé voir la première adaptation (d'après les critiques plutôt inférieure), pour pouvoir dire
(comme les critiques) « le Fincher est plus ceci plus cela », mais non.

Du coup ma critique reste un peu ras les pâquerettes.

http://sorwellz.free.fr/blog2012/0206-craig1.jpg

Ah, mais j'ai failli oublier de parler du générique ! Un truc très étrange, entre une pub pour Dunlop,
  des images en lumière noire, un crash test, avec un peu d'Harry Potter aussi (un phœnix en feu) et de Lynch.
Le genre de truc dont je ne saurais pas dire si c'est très beau ou très moche (même si je crois que je pencherais

plutôt pour la deuxième option).

Voir les commentaires

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #Cinéma mon p'tit loup

Repost 0

Publié le 10 Janvier 2012

Tiens, j'avais presque oublié que j'avais une catégorie intitulée "Cinéma mon p'tit loup"
(encore que bon, ça ne sonne pas terrible, "Cinéma mon p'tit loup", mais on fait avec ce qu'on a)
et que tiens, pourquoi pas l'utiliser. Pour par exemple parler de films. Que j'ai vus. Y'a pas longtemps.
 
Commençons par Take Shelter, de Jeff Nichols, qui n'a fait qu'un autre film dont le pitch ne me donne pas plus
envie que ça, mais que voulez-vous, c'est comme ça.

Ça se passe dans la campagne américaine, dans l'Ohio. Vous savez, cette Amérique avec
pick-ups, avec petit pavillon avec jardin, avec le mari qui bosse dur, la femme à la maison
qui fait la cuisine, qui fait des rideaux et des coussins qu'elle vent sur des marchés, avec un gros chien.

Et avec un abri anti-tempêtes, parce que ça peut souffler, dans le coin.
C'est l'histoire de Curtis LaForche (Michael Shannon), simple ouvrier, qui a une chouette vie,
une jolie femme (Jessica Chastain), une fille sourde-muette mais ils le vivent bien.

Un beau jour (ou peut-être une nuit, je ne sais plus) Curtis fait un cauchemar. Il rêve d'une tempête.
Une vraiment grosse, avec 2 ou 3 cyclones en formation, une pluie lourde et grasse.
Une tempête qui rend fou : son chien lui saute dessus et commence presque à lui manger le bras.
La douleur lui reste pendant plusieurs heures après le réveil.
S'ensuivent plusieurs rêves du même type, et la folie qui monte, parce que Curtis
il est persuadé que ce sont des rêves prémonitoires. Il y croit dur comme fer. Il enferme son chien,
il dépense toutes les économies familiales pour retaper l'abri anti-tempête.
Il est à moitié lucide seulement : il se rend bien compte que ce qu'il fait est bizarre,
irrationnel, mais il n'arrête pas pour autant. Il est tout empli de ce devoir impérieux, confus
de « protéger sa famille » contre une catastrophe improbable.

 

http://sorwellz.free.fr/blog2012/0110-take-shelter.jpg

(papiers découpés)


Au final, c'est un film catastrophe dont la catastrophe est dans la tête d'un type. Comme un huis clos
dans la tête d'un personnage ordinaire qui a l'air de devenir fou. A l'air seulement, parce qu'on est avec lui dans sa tête,
parce qu'on a envie d'y croire à ses délires. On est loin de Roland Emmerich.

Et Jeff Nichols maîtrise son affaire. Contrôle complet du rythme, du tempo,
de la tension et du repos, maitrise des émotions du spectateur. La montée progressive
de la folie du personnage, sa paranoïa. La façon dont il distille le doute, parce que malgré tout,
on l'aime bien ce Curtis, et même s'il a l'air de péter un câble, on a presque envie qu'il ait raison.
Et bien sûr Michael Shannon, parfait, qui porte le film de façon impressionnante
(et Jessica Chastain, et tout le monde, d'ailleurs)
(Et d'autres petits détails que je ne veux pas raconter ici, parce que ça gâcherait la surprise.)


Il n'y a que la fin qui me gêne un peu – mais évidemment, je ne vais pas la dévoiler. Je ne sais pas si
elle est à la hauteur du film. Et en même temps, c'est aussi une bonne fin.
Avec Charlotte on y a réfléchi, et toutes nos idées étaient moins bien que celle qu'il propose.
Peut-être quand même aurais-je préféré une fin un poil plus ouverte. Mais je chipote.

Au final, c'est un film fort, superbe, et puissant. Qui m'est resté plusieurs heures dans la tête
après l'avoir vu. Et que je n'ai pas envie de quitter.

Voir les commentaires

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #Cinéma mon p'tit loup

Repost 0

Publié le 7 Juillet 2008

Le jour où la Terre s'arrêta, de Robert Wise, est un vrai film de science-fiction des années 50,
avec soucoupes volantes, gros robots et allusions au Bloc de l'Est.



Ne vous fiez pas aux types qui font les malins en se moquant des vieux effets spéciaux,
ce film est vraiment superbe, et si vous pouvez, voyez-le !

...

On remarque que j'ai adopté ici ou là - involontairement, bien sûr -
le style des BD réalistes des années 50.
Toujours l'esprit d'à propos.

Voir les commentaires

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #Cinéma mon p'tit loup

Repost 0

Publié le 20 Mai 2007

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #Cinéma mon p'tit loup

Repost 0