Bricoville (4/5)
Publié le 21 Février 2018
La première partie / La deuxième partie / La troisième partie / La cinquième partie
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Cher journal,
La dernière fois, je racontais que j'avais obtenu une bourse du CNL pour Bricoville, mais que je commençais à avoir beaucoup de projets et que je mettais Bricoville de côté « pour plus tard ». Et ce plus tard se fait attendre.
Pourtant, j'avance un peu, j'écris des chansons, j'avance sur le découpage.
Mi 2014, je prends enfin acte du fait que la forme purement écrite ne me convient pas, et que travailler directement le découpage est trop compliqué pour moi – ça implique d'avancer le scénario et le découpage en même temps, ce que mon petit cerveau n'arrive pas à bien faire.
Avec tout le temps que j'ai passé à peaufiner ce projet, j'ai une trame plutôt bien construite. Je décide enfin de me faire confiance : je commence un carnet dans lequel je dessine, sommairement souvent, l'histoire de Bricoville. Je pense que je ne suis pas un scénariste : je suis un dessinateur qui raconte des histoires. Autant revenir à la base de ce que je sais faire, et de ce qui me fait plaisir : dessiner, et me servir de mon dessin pour raconter une histoire.
Et je m'amuse comme un petit fou. Je ne cherche pas à bien dessiner ni à mettre en page, j'avance au fil de l'inspiration, avec des corrections et des ajouts de temps en temps quand même. Comme je le disais, j'ai une trame en tête, je peux donc me permettre d'improviser dessus, de faire des détours, de prendre des chemins de traverse, d'y ajouter de nouvelles choses. Je me surprends moi-même, je me piège tout seul, je réfléchis à des façons de m'en sortir. Plein de nouvelles idées jaillissent, je me sens libre, et c'est un vrai plaisir.







Je finis ce récit le 22 février 2016 à la page 80.
J'expose ce carnet dans le Le Grand Bédécédaire de Maison Fumetti en septembre 2016, dans l'entrée « Scénario ».
Et force est de constater que c'est la version la plus aboutie qui existe de Bricoville. Imparfaite, mais joyeuse et enlevée. Et totalement impossible à imprimer.
Bricoville est donc un livre pauvre. Il existe, mais à un seul exemplaire original.